Menu de la semaine : des idées de repas équilibrés

Comment je construis une semaine de repas : trois points d'ancrage posés le dimanche, une liste de courses écrite après le menu, et douze recettes qui vont du lundi pressé au dimanche qui mijote.

Boîtes de repas équilibrés préparés pour la semaine, légumes frais et carnet de menus

« Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » La question tombe tous les jours à la même heure, et c’est rarement le bon moment pour y réfléchir. J’ai longtemps improvisé, avec le résultat qu’on imagine : trois fois des pâtes dans la semaine, des légumes oubliés au fond du bac, et une commande à emporter le jeudi.

Ce qui a tout changé chez moi tient en trois points d’ancrage posés le dimanche : un dîner sans viande, un plat qui sort du four pour toute la tablée, et une cuisson longue le week-end dont je mange les restes le lundi. Le reste se remplit tout seul. Voici comment je construis ma semaine de repas équilibrés, et les recettes que je fais tourner du lundi pressé au dimanche qui mijote.

Les trois points d’ancrage d’une semaine qui tient

Un menu de la semaine qui tient n’est pas un menu où tout est décidé. C’est un menu où trois soirs sur sept sont fixés. Ces trois-là portent le reste, et les quatre autres se règlent avec ce qu’il y a.

  • Un dîner sans viande. Il coûte moins cher, il se prépare pendant que le reste cuit, et il équilibre la semaine sans effort de calcul.
  • Un plat au four. Une seule préparation, un seul plat à laver, et de quoi resservir le lendemain midi.
  • Une cuisson longue le samedi ou le dimanche. Elle occupe la maison sans occuper les mains, et elle nourrit deux repas.

Varier sans y penser : la règle des couleurs

Le vrai ennemi de l’équilibre n’est pas le gras ni le sucre, c’est la répétition. Je ne compte ni les calories ni les portions : je regarde les couleurs de la semaine. Si tout est beige — pâtes, gratin, purée, quiche —, il manque quelque chose. Une soupe de légumes le mardi, un plat de lentilles le jeudi, un poisson le vendredi, et la semaine reprend des couleurs.

Même logique pour les légumes : ils tiennent le rôle principal ou ils n’y sont pas vraiment. Une feuille de salade posée à côté d’une escalope ne compte pas. Des courgettes en gratin, un chou-fleur rôti entier, des légumes farcis — là, ils portent le repas.

Les protéines végétales qui tiennent au corps

La question arrive toujours au moment de retirer la viande d’un dîner. Voici celles que je garde en permanence dans le placard, et ce que j’en fais.

  • Les lentilles corail. Elles cuisent en vingt minutes sans trempage et se défont en crème — la base du dahl et des currys de lentilles.
  • Les lentilles vertes. Elles gardent leur tenue : salade tiède, vinaigrette moutardée, échalote.
  • Les pois chiches. En conserve, égouttés et rincés, ils partent au four avec des épices ou dans un couscous de légumes.
  • Les haricots rouges et noirs. La base d’un chili sans viande, ou écrasés en galettes.
  • Les œufs. Le dîner de secours absolu : une omelette est prête en dix minutes, montre en main.

La liste de courses, écrite après le menu et pas avant

L’ordre compte. Je choisis d’abord les plats, puis j’écris la liste de courses à partir d’eux — jamais l’inverse. C’est ce qui fait disparaître les achats d’humeur et les trois bottes de radis qui finissent molles.

Et je garde une souplesse : la liste part au marché le samedi, mais si les artichauts sont beaux et les courgettes fatiguées, le menu s’adapte. Le produit de saison a raison contre le plan, toujours. Il a plus de goût, et il coûte moins cher parce qu’il est abondant.

Une heure le dimanche qui sauve quatre soirs

Le batch cooking a un nom un peu sérieux pour ce que c’est : cuisiner une fois ce qui servira plusieurs fois. Une heure le dimanche, pas deux. Je fais cuire une grande casserole de céréales — riz, quinoa, semoule —, je lave et je taille les légumes de la semaine, je prépare une soupe pour deux soirs, et je laisse mariner ce qui doit l’être.

Le lundi soir, il ne reste plus qu’à assembler. C’est cette heure-là qui décide de la semaine, bien plus que la volonté du mercredi à 19 h.

Manger bien sans faire flamber le budget

Les repas les moins chers de ma semaine sont aussi ceux que je referais les yeux fermés : un dahl de lentilles corail, un gratin de pâtes à la béchamel maison, une omelette avec ce qui reste dans le bac à légumes. Le poste qui pèse dans un panier, c’est la viande — la retirer deux soirs par semaine se voit sur le ticket avant de se voir dans l’assiette.

Les soirs où tout doit aller vite

Trente minutes maximum entre le moment où j'ouvre le frigo et celui où on passe à table.

Deux dîners sans viande dans la semaine

Ceux que je pose en premier sur le calendrier, parce que ce sont les plus faciles à décaler ensuite.

Le plat qui sort du four pour toute la tablée

Une seule préparation, un seul plat à laver, et de quoi resservir le lendemain midi.

Le week-end, quand la cuisson prend son temps

Les plats qui occupent la maison sans occuper les mains, et qui nourrissent deux repas.