7 adresses gourmandes à découvrir à Paris

Les tables parisiennes où je retourne : les fruits de mer du 11e, deux pizzas que tout oppose, un bouillon à prix doux, une adresse cachée au fond d'une ruelle et un café qui a vu passer un siècle.

17 adresses gourmandes à découvrir à Paris

À Paris, la difficulté n’est pas de trouver où manger, c’est de ne pas manger n’importe où. Entre deux terrasses identiques du même boulevard, il y a des adresses qui tiennent depuis quarante ans et d’autres qui ont ouvert l’an dernier — et les deux peuvent être excellentes.

Voici les adresses gourmandes parisiennes où je retourne : des fruits de mer, deux pizzas qui n’ont rien à voir entre elles, un bouillon à prix doux, une table cachée au fond d’une ruelle et un café qui a vu passer un siècle de conversations.

Clamato : les fruits de mer, sans réservation

C’est la table voisine de Septime, dans le 11e, et elle en partage l’exigence sans en partager l’attente de plusieurs mois. La carte est écrite selon l’arrivage : elle change, et c’est le principe même de l’endroit.

On y va pour les coquillages, les crus, les petites assiettes qu’on partage. Sans réservation, donc : on se présente, et on attend son tour au comptoir avec un verre. Mon conseil, viens tôt ou viens tard, jamais à 20 h 30.

Fichon : le poisson et le vin, dans le 18e

Une petite adresse du 18e arrondissement qui fait une seule chose et la fait bien : accorder le poisson avec le vin. Un sashimi de saumon, un verre choisi pour lui, et une salle assez réduite pour qu’on entende ce que le patron raconte.

C’est le genre d’endroit où je laisse la carte des vins fermée. Dis ce que tu manges, laisse-les servir — c’est tout l’intérêt d’une cave tenue par quelqu’un qui la connaît.

Peppe Pizzeria : la napolitaine primée

La pizza qui a donné son nom à la maison est la Campione del mondo : tomates jaunes, confiture de figues et mozzarella di bufala. L’association surprend sur le papier, et fonctionne dès la première bouchée — le sucré de la figue tient tête à l’acidité de la tomate jaune.

Le seul conseil qui compte ici : réserve. C’est complet la plupart des soirs, et il n’y a pas de session de rattrapage.

Rosa Bonheur : la pizza dans le parc

Rien à voir avec la précédente, et c’est bien pour ça qu’elles figurent toutes les deux ici. Rosa Bonheur est une guinguette posée dans le parc des Buttes-Chaumont : on y mange dehors, debout ou assis dans l’herbe, dans un vacarme joyeux.

On n’y vient pas pour la performance culinaire, on y vient pour l’endroit et pour l’ambiance de fin de journée d’été. C’est une sortie, pas un dîner.

Caché : la table au fond de la ruelle

Le nom dit ce qu’il faut savoir : l’adresse est au fond d’une ruelle, et on passe devant sans la voir. La salle est petite, la lumière basse, et la carte prend des risques que peu de tables parisiennes prennent.

Le plat qui m’a marquée est un sashimi de daurade royale, taillé épais, à peine assaisonné. C’est l’adresse que je garde pour un dîner à deux où l’on veut pouvoir parler.

Bouillon Pigalle : les classiques à prix doux

Un bouillon, au sens historique du terme : de la cuisine française classique, servie vite, à des prix qui n’ont pas suivi ceux du quartier. Œufs mayonnaise, escargots, foie de veau, et une mousse au chocolat servie dans son grand saladier.

Il faut accepter la queue : on ne réserve pas, on fait la file sur le trottoir. Elle avance vite, parce que le service est réglé au cordeau et que personne ne s’éternise à table.

Les Deux Magots : le café qui a tout vu

À Saint-Germain-des-Prés, c’est moins un restaurant qu’un morceau d’histoire parisienne avec une terrasse. On y prend un café, un petit-déjeuner, ou un verre en fin de journée, et on regarde la place.

Autant le dire franchement : on paie l’adresse et la terrasse autant que la tasse. Ça vaut le coup une fois, assis dehors, sans se presser.

Merci : l’arrêt qui n’est pas une table

Ce n’est pas un restaurant, et je le mets quand même dans la liste. Merci est un concept store du 3e où l’on trouve des ustensiles, de la vaisselle et des objets de cuisine qu’on ne voit pas ailleurs.

C’est l’arrêt que je fais entre deux repas, quand j’ai besoin d’idées plutôt que de nourriture. On en repart rarement les mains vides.

Les classiques de bistrot que je refais chez moi

Ceux que j'ai goûtés au comptoir et remis dans ma cuisine, sans rien simplifier.

Pour finir comme au comptoir

Les deux desserts que je commande les yeux fermés dans un bouillon.

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Les régions où je suis allée manger avant d'écrire.