Il y a des plats qui sont plus que des plats. Ce sont des passeports. Des machines à remonter le temps. Le poulet basquaise, c’est exactement ça. Si tu fermes les yeux, tu n’es plus dans ta cuisine. Non, non. Tu es attablé sur une petite place de village à Espelette, le soleil de fin de journée te caresse la joue, et le parfum des poivrons et des tomates qui mijotent doucement vient te chercher par le bout du nez. C’est un plat qui a l’accent du Sud-Ouest, un plat qui chante et qui met du rouge et du vert dans la vie.
Je me souviens, lors d’une escapade près de Saint-Jean-de-Luz, j’étais tombée sur un petit marché de producteurs. L’air était rempli de cette odeur incroyable. Une amatxi (c’est comme ça qu’on dit grand-mère en basque, c’est adorable non ?) préparait une immense marmite de poulet basquaise. Elle m’avait regardée avec un grand sourire et m’avait dit : « Le secret, ma petite, ce n’est pas ce que tu mets dedans, c’est le soleil que tu y mets avec. » Eh bien aujourd’hui, on va mettre un grand, un immense soleil dans notre cocotte. On va faire chanter les poivrons, danser les tomates et transformer un simple poulet en une fête pour les papilles. Promis : pas de chichi, juste du plaisir. Tu vas voir, c’est simple comme un après-midi au soleil.
Pourquoi c’est la meilleure recette de poulet basquaise réussi à tous les coups
Comptez 1h25 en tout, dont 25 minutes de préparation active.
12 ingrédients, tous faciles à trouver.
Niveau facile, budget moyen.
Voici comment réaliser la recette de poulet basquaise réussi à tous les coups
Les ingrédients pour 4 personnes
- cuisses de poulet fermier 4
- poivrons rouges en bocal 2
- poivron vert en bocal 1
- oignons 2
- gousses d'ail 2
- tomates pelées concassées en conserve 800 g
- vin blanc sec 15 cl
- huile d'olive vierge extra 4 c. à soupe
- piment d'Espelette AOP en poudre 1 c. à café
- bouquet garni déshydraté (thym, laurier) 1
- sel fin 1 pincée
- poivre noir du moulin 1 pincée
Le matériel dont tu as besoin
- cocotte en fonte
Les étapes de préparation
Mon astuce pour réussir à coup sûrLe geste qui change tout, appris à force de la refaire.
? Cinq minutes avant la fin de la cuisson, j'ajoute quelques tranches très fines de jambon de Bayonne. Elles vont fondre dans la sauce et apporter une touche salée et fumée absolument irrésistible. C'est la petite signature du Sud-Ouest qui fait toute la différence !
Allergènes présents dans cette recettesulfites
Cette recette contient : sulfites.
Cette liste vient des ingrédients de la recette. Vérifie les étiquettes des produits transformés que tu utilises : leur composition change d’une marque à l’autre.
Avec quoi servir cette recette ?Mes idées d'accompagnements et de boissons, avec et sans alcool.
Pour rester dans le thème et faire honneur à cette belle région, on part sur un vin du Pays basque, bien sûr ! Un Irouléguy rouge sera parfait. Ses notes de fruits rouges et d’épices, avec des tanins bien présents mais souples, répondront à merveille à la douceur des poivrons et au caractère du plat. Si tu préfères le rosé, un Irouléguy rosé, bien frais et vineux, sera aussi un compagnon de route formidable. On trinque à la convivialité !
Le petit plus à savoirUn détail d'histoire ou de technique qui donne du relief au plat.
Le poulet basquaise, c’est l’emblème d’une cuisine familiale, généreuse et colorée. Son origine est liée à la culture des piments doux dans la région, notamment le fameux piment d’Espelette qui a remplacé le poivre au XVIIe siècle. La base du plat, c’est la piperade, cette fondue de poivrons, de tomates et d’oignons qui accompagne traditionnellement les œufs ou le jambon. En y ajoutant du poulet, les familles basques ont créé un plat complet, un plat de fête qui rassemble tout le monde autour de la table. C’est un plat qui raconte une histoire, celle d’un terroir riche et fier de ses produits.
