Recette du poulet basquaise réussi à tous les coups

Recette du poulet basquaise réussi à tous les coups

janvier 28, 2026

Il y a des plats qui sont plus que des plats. Ce sont des passeports. Des machines à remonter le temps. Le poulet basquaise, c’est exactement ça. Si tu fermes les yeux, tu n’es plus dans ta cuisine. Non, non. Tu es attablé sur une petite place de village à Espelette, le soleil de fin de journée te caresse la joue, et le parfum des poivrons et des tomates qui mijotent doucement vient te chercher par le bout du nez. C’est un plat qui a l’accent du Sud-Ouest, un plat qui chante et qui met du rouge et du vert dans la vie.

Je me souviens, lors d’une escapade près de Saint-Jean-de-Luz, j’étais tombée sur un petit marché de producteurs. L’air était rempli de cette odeur incroyable. Une amatxi (c’est comme ça qu’on dit grand-mère en basque, c’est adorable non ?) préparait une immense marmite de poulet basquaise. Elle m’avait regardée avec un grand sourire et m’avait dit : « Le secret, ma petite, ce n’est pas ce que tu mets dedans, c’est le soleil que tu y mets avec. » Eh bien aujourd’hui, on va mettre un grand, un immense soleil dans notre cocotte. On va faire chanter les poivrons, danser les tomates et transformer un simple poulet en une fête pour les papilles. Promis : pas de chichi, juste du plaisir. Tu vas voir, c’est simple comme un après-midi au soleil.

25 minutes

60 minutes

facile

€€

Ingrédients

personnes +

Ustensiles

Préparation

1. Préparons la piste de danse pour nos légumes !

D’abord, on s’occupe de la base de notre sauce, ce qu’on appelle la piperade. Égoutte bien les poivrons de leurs bocaux. Tu peux même les passer rapidement sous l’eau pour enlever l’excédent de vinaigre et les sécher avec du papier absorbant. Émince-les en lanières, ni trop fines, ni trop épaisses. Fais pareil avec les oignons. Hache finement tes petites gousses d’ail. Tu vois le tableau ? On a une montagne de couleurs qui n’attend que la chaleur.

2. Le grand bain de soleil pour le poulet

Prends ta plus belle cocotte. Si tu en as une en fonte, c’est le jackpot, elle garde la chaleur comme personne. Verse un généreux filet d’huile d’olive et fais-la chauffer à feu moyen. Quand l’huile frémit légèrement, dépose délicatement tes morceaux de poulet. Sale, poivre. L’objectif ici, c’est de les faire dorer sur toutes les faces. On cherche à obtenir une belle couleur caramel qui va donner un goût incroyable. C’est ce qu’on appelle marquer la viande, on la saisit pour concentrer les sucs. Écoute ce petit crépitement… je te jure, ça sent déjà les vacances. Une fois bien dorés, retire les morceaux de poulet et réserve-les dans une assiette. Ne nettoie pas la cocotte, surtout pas ! Les petits sucs au fond, c’est de l’or en barre.

3. Et que la fête des légumes commence !

Dans cette même cocotte, baisse un peu le feu et jette tes oignons émincés. Laisse-les suer, c’est-à-dire devenir translucides et tout tendres, en grattant le fond avec une cuillère en bois pour décoller les sucs de cuisson du poulet. Ajoute ensuite les lanières de poivrons et l’ail haché. Laisse ce petit monde cuire gentiment pendant une dizaine de minutes. Ça doit compoter doucement, les odeurs qui se mélangent, c’est juste divin.

4. On rassemble toute la troupe pour le grand final

C’est le moment de l’effervescence ! Verse le vin blanc pour déglacer. C’est-à-dire qu’on utilise un liquide pour dissoudre les sucs de cuisson caramélisés au fond de la cocotte, créant ainsi une base de sauce hyper parfumée. Laisse l’alcool s’évaporer une minute ou deux. Ajoute ensuite les tomates concassées, le bouquet garni et la star de la recette : la petite cuillère de piment d’Espelette. Attention, il chauffe doucement mais sûrement ! Mélange bien cette sauce magnifique, puis replace tes morceaux de poulet au cœur de cette préparation. Ils doivent être quasiment recouverts. Couvre ta cocotte et laisse mijoter à feu très doux pendant au moins 45 minutes. Plus ça mijote, meilleur c’est. La viande va devenir fondante et s’imprégner de tous les parfums.

Imma Colata

Mon astuce de chef

Mon petit secret pour une sauce encore plus gourmande ? Cinq minutes avant la fin de la cuisson, j’ajoute quelques tranches très fines de jambon de Bayonne. Elles vont fondre dans la sauce et apporter une touche salée et fumée absolument irrésistible. C’est la petite signature du Sud-Ouest qui fait toute la différence !

Accords mets et vins

Pour rester dans le thème et faire honneur à cette belle région, on part sur un vin du Pays basque, bien sûr ! Un Irouléguy rouge sera parfait. Ses notes de fruits rouges et d’épices, avec des tanins bien présents mais souples, répondront à merveille à la douceur des poivrons et au caractère du plat. Si tu préfères le rosé, un Irouléguy rosé, bien frais et vineux, sera aussi un compagnon de route formidable. On trinque à la convivialité !

L’info en plus

Le poulet basquaise, c’est l’emblème d’une cuisine familiale, généreuse et colorée. Son origine est liée à la culture des piments doux dans la région, notamment le fameux piment d’Espelette qui a remplacé le poivre au XVIIe siècle. La base du plat, c’est la piperade, cette fondue de poivrons, de tomates et d’oignons qui accompagne traditionnellement les œufs ou le jambon. En y ajoutant du poulet, les familles basques ont créé un plat complet, un plat de fête qui rassemble tout le monde autour de la table. C’est un plat qui raconte une histoire, celle d’un terroir riche et fier de ses produits.

Imprimer

Auteure rédactrice Imma Colata Neptuneplage

Qui est Immacolata ?

Je suis une exploratrice des saveurs et des cultures. À travers NeptunePlage, je partage mes carnets de route gourmands : des lieux, des plats et des histoires qui donnent envie de goûter le monde.

Cet article vous a plus ? Découvrez mes autres contenus ❤️